12 700 références

La Guerre des abîmes (Raise the Titanic) (1980) Jerry Jameson

La Guerre des abîmes (Raise the Titanic)

Titre original     Raise the Titanic
Réalisation     Jerry Jameson
Scénario     Adam Kennedy
Acteurs principaux     Jason Robards, Richard Jordan
David Selby, Anne Archer, Alec Guinness
Sociétés de production     ITC Productions
Marble Arch Productions
Pays de production     États-Unis
Genre     film d'action
Durée     115 minutes
Sortie     1980
 
 
 
 
 
 

LA GUERRE DES ABIMES


Réalisation : Jerry Jameson 
Casting : Jason Robards, Richard Jordan, David Selby
Durée : 113 min
Année : 1980
Pays : Angleterre, USA
Genre : Drame, Thriller, Aventure

Histoire : En 1912, un des pires désastres de l'histoire maritime survient : le Titanic coule au fond de l'Atlantique Nord. 75 ans plus tard, on découvre que le paquebot contient une cargaison de « byzanium ». Ce métal, extrêmement rare, est le seul permettant d'obtenir assez d'énergie pour un nouveau programme de défense des États-Unis. Mais il est impossible d'extraire le métal à cette profondeur ; Pitt et son équipage se préparent donc à réaliser l'impossible : renflouer le Titanic. L'Union soviétique tente également de récupérer le métal.


Prévu au départ pour Stanley Kramer, qui s'est finalement retiré pour causes de divergences artistiques, cette production de Sir Lew Grade fut une adaptation du roman à succès de Clive Cussler "Renflouez le Titanic!" paru en 1976. Sur un budget avoisiant les 40 millions de dollars, l'un des plus gros de 1980, le film fut l'un des plus cuisants échecs de l'histoire du cinéma, avec un box-office mondial de seulement 7 millions. Ce qui a fait dire à son producteur, Sir Lew Grade, qu'il en aurait coûté moins cher de "vider l'Atlantique".


Tourné à Malte en grande partie, où un énorme réservoir a été constitué pour les scènes sous-marines, le film avait pourtant un casting intéressant, avec notamment Jason Robards (qui a avoué avoir accepté le projet pour l'argent), Anne Archer et aussi Alec Guinness, dans un bref rôle de survivant du Titanic. Richard Jordan fut également choisi pour incarner le héros des romans Cussler, Dirk Pitt. Elliott Gould était le premier choix de la production, mais ce dernier refusa en disant: "Le Titanic est très bien là où il est; laissez-le tranquille".


Le modèle réduit du Titanic pour la fameuse séquence de renflouement fut élaboré par le peintre Ken Marschall, un spécialiste du célèbre navire. Il faut savoir qu'au moment du tournage et de la sortie du film, l'épave du paquebot n'avait pas encore été découvert. Par conséquent, c'est le navire en seul morceau que l'on peut voir dans ce film, alors qu'on saura plus tard qu'il avait été brisé en deux, ce que James Cameron illustra dans sa version en 1997.



Sur les 40 millions de budget, 7 sont allés au modèle réduit long de 15 mètres et pesant 10 tonnes, mais reconstitué dans le moindre détail (avec de la rouille entre autres) et 10 dans la construction du réservoir pour pouvoir filmer la scène du renflouement et de l'exploration sous-marine. 50 prises, filmés par de multiples caméras, furent nécessaires pour cette fameuse scène où le Titanic refait surface. À noter que Jerry Jameson fut choisi parce qu'il avait filmé une scène de renflouement presque similaire impliquant un avion de ligne dans "Airport '77".


À la suite de l'échec du film, Sir Lew Grade s'est davantage consacré à de petites productions à moindres coûts pour le cinéma et la télévision. Clive Cussler, qui fait pourtant une apparition dans le film, le décria à sa sortie, reprochant un manque de fidélité à son livre. Malgré qu'il soit demeuré un auteur de romans d'aventures à succès pendant des années, la seule autre adaptation au cinéma de l'un d'entre eux, "Sahara", sorti en 2005, fut également un échec cuisant. Malédiction ?


Comme si l'échec public n'était pas suffisant, "La Guerre des Abîmes" a été laminé par les critiques et a obtenu trois nominations aux tout premier gala des Razzie Awards (appelés à l'époque Golden Rasperries) dans trois catégories: Pire film, Pire acteur de soutien et pire scénario. Sur un plan positif, on notera tout de même, en plus de la séquence de renflouement très bien réussie, la magnifique musique de John Barry, sans doute l'une de ses meilleures.

 

 

1 commentaire: